mercredi 30 décembre 2015

L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage - Haruki MURAKAMI

Auteur : Haruki MURAKAMI
Titre VF : L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage
Edition française originale : Belfond - 2014

Titre VO : Shikisai o motanai Tazaki Tsukuru to, kare no junrei no toshi
Traduction : Hélène MORITA
Edition originale : 2013

Genre : roman initiatique / fantastique / philosophique

Édition lue : Belfond - 04.09.2014
Format poche : 10/18 - 02.09.2015
Nbre de pages : 360 pages
ISBN9782264066176
Prix : 8,10 €
Le commander sur Amazon : cliquez sur l'image


Quatrième de couverture
Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d'université jusqu'au mois de janvier de l'année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort. 
À Nagoya, ils étaient cinq amis inséparables. L'un, Akamatsu, était surnommé Rouge ; Ômi était Bleu ; Shirane était Blanche et Kurono, Noire. Tsukuru Tazaki, lui, était sans couleur. Tsukuru est parti à Tokyo pour ses études ; les autres sont restés. Un jour, ils lui ont signifié qu'ils ne voulaient plus jamais le voir. Sans aucune explication. Lui-même n'en a pas cherché. Pendant seize ans, Tsukuru a vécu comme Jonas dans le ventre de la baleine, comme un mort qui n'aurait pas encore compris qu'il était mort. Il est devenu architecte, il dessine des gares. 
Et puis Sara est entrée dans sa vie. Tsukuru l'intrigue mais elle le sent hors d'atteinte, comme séparé du monde par une frontière invisible. Vivre sans amour n'est pas vivre. Alors, Tsukuru Tazaki va entamer son pèlerinage. À Nagoya. Et en Finlande. Pour confronter le passé et tenter de comprendre ce qui a brisé le cercle. 


Extrait
A considérer l'ensemble de leur vie, on pouvait affirmer que ces cinq amis avaient bien plus de points communs que de différences. 
Pourtant, le hasard faisait que Tsukuru Tazaki se distinguait légèrement sur un point : son patronyme ne comportait pas de couleur. Les deux garçons s'appelaient Akamatsu - pin rouge -, Ômi - mer bleue -, et les deux filles, respectivement Shirane - racine blanche - et Kurono - champ noir. Mais le nom de "Tazaki" n'avait strictement aucun rapport avec une couleur. D’emblée, Tsukuru avait éprouvé a cet égard une curieuse sensation de mise a l'index. Bien entendu, que le nom dune personne contienne une couleur ou non ne disait rien de son caractère. Tsukuru le savait bien. Néanmoins, il regrettait qu'il en soit ainsi pour lui. Et, a son propre étonnement, il était plutôt blessé. D'autant que les autres, naturellement, s’étaient mis a s'appeler par leur couleur. Rouge. Bleu. Blanche. Noire. Lui seul demeurait simplement "Tsukuru". Combien de fois avait-il sérieusement pensé que ç’aurait été bien mieux si son patronyme avait eu une couleur ! Alors, tout aurait été parfait.



Mon avis
Premier roman que je lis de ce célèbre auteur japonais et je n'ai pas été déçue. Un début assez lent m'a fait craindre le pire. Mais, bien au contraire, l'intrigue monte en puissance tout au long de l'oeuvre, crescendo, jusqu'à l'explosion finale qui titille notre imagination puisqu'elle est ouverte et permet d'envisager plusieurs fins possibles...
Murakami mêle avec subtilité réel et fantastique, un genre que je n'aime normalement pas du tout. Mais ici, ne m'a absolument dérangée, bien au contraire, sans doute parce qu'il est beaucoup plus proche de l'imaginaire que du fantastique à proprement parlé. En effet, la part fantastique apparaît uniquement dans les rêves de Tsukuru, ce qui permet de bien faire la distinction entre les deux genres.
Tout au long du roman, le héros Tsukuru Tazaki va chercher à comprendre les raisons qui ont poussé ses fidèles amis d'adolescence à le rejeter un jour si brutalement, sans la moindre explication. Par cette quête, il va surtout accomplir une quête de lui-même. Une quête de soi pourrait se résumer ainsi : comment les événements du passé peuvent-ils faire d'un l'homme ce qu'il est devenu ?


Ma note
★ Super ! Une lecture que je conseillerais bien volontiers


Cette lecture a participé aux challenges
2015 Reading Challenge (un livre qui se déroule dans un pays étranger) - 
Autour du monde (Japon)

lundi 2 novembre 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? [#5]



Après deux semaines d'absence en raison des vacances scolaires, me revoici parmi vous pour le rendez-vous hebdomadaire du début de semaine, le "C'est lundi, que lisez-vous ?".

Initié par Mallou qui s'est inspirée du It's monday, what are you reading ? de Book Journey, c'est désormais chez Galleane que sont centralisées les participations. Le principe est simple, puisqu'il suffit de rédiger un article en répondant aux trois questions suivantes :

1. Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?
2. Que suis-je en train de lire ?
3. Que vais-je lire ensuite ?


Ce que j'ai lu depuis la dernière fois...

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Ce que je suis en train de lire...



Ce que je lirai ensuite...

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vendredi 16 octobre 2015

Samedi, jour de pourceaux - Pierre-Marie BLANCHENET

Auteur : Pierre-Marie BLANCHENET
Titre : Samedi, jour de pourceaux
Édition originale : Éditions Persée - 2014

Genre : récit / nouvelles / mémoires

Édition lue : Éditions Persée - 20.10.2014
Nbre de pages : 200 pages
ISBN : 9782823108569
Prix : 19,80 €
Le commander sur Amazon : cliquez sur l'image










Quatrième de couverture
Le doux regard que nous échangeâmes, et le sourire que je vis sur son visage, me laissèrent augurer que la journée allait être belle.

Nous partîmes par les chemins de traverse, marchant à travers champs, nous tenant par la main et nous disant ingénument de ces choses incongrues que se disent les amoureux. C'était l'époque où la nature révélait ses charmes. La canne à sucre était en fleurs et les champs immenses comme couverts d'une brume rosée, d'où s'échappaient, emportés par la brise légère, des petits flocons qui se répandaient dans les plaines d'alentour. Des îlots de fleurs avaient poussé le long de la sente où nous marchions, et nous voyions des cortèges de monarques, s'en allant de leur vol léger, parader au-dessus de ces énormes bouquets. Par moments, la jeune fille, s'arrêtait, cueillait une fleur, en humait le parfum avant de me dire "Comme cela sent bon, mon Piquant !".


Extrait
Saint Just était un pourceau, un monstre de près de deux cents kilos qui vivait dans la petite porcherie que mon père avait construite dans la cour de notre maison. [...]
C'était un être unique. Il avait la démarche sinueuse des monstres préhistoriques, dégageait la force d'un gros sanglier, tout en ayant la douceur d'un animal de compagnie. Quand j'allais impromptu devant son compartiment et qu'il avait senti ma présence, il poussait son grognement rauque, se levait de son lit de paille et marchait d'un pas lent et sûr jusqu'à moi. Je lui caressais le museau, geste qu'il affectionnait depuis le premier jour.


Mon avis
Une histoire originale puisqu'elle tourne essentiellement autour d'un cochon ! L'auteur nous conte ici les aventures et mésaventures de l'animal ou du narrateur, mais toujours en rapport avec le pourceau.
L'oeuvre est construite de telle manière qu'elle apparaît comme un recueil de nouvelles, chacune représentée par un chapitre. En ce sens, la lecture est très agréable puisque cette construction nous permet de nous arrêter facilement à la fin d'un chapitre. Mais l'inconvénient est qu'elle manque vraiment de suspense, chaque histoire semblant close avec le chapitre qui lui est dédié. Mais c'est le propre du recueil de nouvelles et celui-ci a l'avantage d'avoir un fil conducteur bien établi.

Il est un point important qui m'a énormément dérangée dans cette lecture, celui du vocabulaire employé, réellement compliqué pour moi, de sorte que j'ai été contrainte de sortir mon dictionnaire à de nombreuses reprises. Cependant, ce que j'ai tout d'abord pris pour un style "snobinard" n'est en réalité que la façon de s'exprimer aux Antilles, région dont est originaire l'auteur. Les termes inusités chez nous font là-bas partie du langage courant.
Il n'en reste pas moins que, concernant les dialogues entre le narrateur et son petit frère, antillais ou non, il me semble impensable que des enfants s'expriment de la façon dont l'auteur retranscrit leurs conversations, ce qui les rend d'ailleurs presque surréalistes. Certes, le style est soigné, mais sans doute beaucoup trop. Il m'aurait paru plus judicieux d'employer ici un langage parlé.


Ma note
Ce fut donc pour moi une lecture moyenne : quoiqu'il soit tout à fait justifié, le vocabulaire employé m'a réellement dérangée... Et c'est bien dommage car le récit est plutôt original. Je ne doute donc pas que des lecteurs habitués à ce parler prennent un réel plaisir à cette lecture. Pour ma part, je pense être passée à côté... Je lui attribue donc un ☆.


Cette lecture a participé aux challenges
ABC 2015-2016 (lettre B) - Tour du monde (200 km) -
Petits plaisirs (200 pages) - 2015 Reading Challenge (des mémoires)

mardi 13 octobre 2015

Top Ten Tuesday #4


Le Top Ten Tuesday (TTT) est un rendez-vous hebdomadaire très en vogue sur la blogosphère puisqu'instauré il y a quelques années par The Broke and the Bookish, il a tout d'abord été repris par Iani pour une version française et aujourd'hui par Frogzine, chez qui sont centralisées toutes les participations.
L'objectif est de répondre à un thème proposé par l'organisatrice en rédigeant un article sous forme de Top 10.



Le thème de la semaine : les 10 romans que j'ai lus ayant le plus de pages


1. Harry Potter et l'Ordre du Phénix  de J.K. ROWLING
1036 pages


2. Harry Potter et les reliques de la mort  de J.K. ROWLING
896 pages


3. Harry Potter et la coupe de feu de J.K. ROWLING
784 pages


4. Harry Potter et le prince de sang mêlé de J.K. ROWLING
756 pages


5 ex aequo. Cinquante nuances plus sombres de E.L. JAMES
720 pages

Cinquante nuances plus claires de E.L. JAMES
720 pages


7 ex-aequo . Cinquante nuances de Grey  de E.L. JAMES
672 pages

Muchachas 3 de Katherine PANCOL
672 pages


9. Le nom de la rose d'Umberto ECO
640 pages


10. Les cailloux bleus de Christian SIGNOL
604 pages

lundi 12 octobre 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? [#4]


Rendez-vous hebdomadaire initié par Mallou qui s'est inspirée du It's monday, what are you reading ? de Book Journey. C'est désormais chez Galleane que sont centralisées les participations. Le principe est simple, il suffit de rédiger un article, chaque lundi, en répondant aux trois questions suivantes :

1. Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?
2. Que suis-je en train de lire ?
3. Que vais-je lire ensuite ?


Ce que j'ai lu la semaine dernière...

La princesse des glaces de Camilla LÄCKBERG
voir ma chronique ICI


Ce que je suis en train de lire...

Samedi, jour de pourceaux de Pierre-Marie BLANCHENET


Ce que je lirai ensuite...

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samedi 10 octobre 2015

Antigone - Jean ANOUILH

Auteur : Jean ANOUILH
Titre : Antigone
Edition originale : Éditions La Table Ronde - 1946

Genre : théâtre / tragédie

Edition lue : Éditions La Table Ronde - 1974
Nbre de pages : 128 pages
ISBN : 9782715203471
Prix : 5.90 €
Le commander sur Amazon : cliquez sur l'image










Quatrième de couverture
Après Sophocle, Jean Anouilh reprend le mythe d'Antigone. Fille d'Oedipe et de Jocaste, la jeune Antigone est en révolte contre la loi humaine qui interdit d'enterrer le corps de son frère Polynice. 
Présentée sous l'Occupation, en 1944, l'Antigone d'Anouilh met en scène l'absolu d'un personnage en révolte face au pouvoir, à l'injustice et à la médiocrité.


Extrait
Voilà. Ces personnages vont vous jouer l'histoire d'Antigone. Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. Elle pense qu'elle va être Antigone tout à l'heure, qu'elle va surgir soudain de la maigre jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au sérieux dans la famille et se dresser seule en face du monde, seule en face de Créon, son oncle, qui est le roi. Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. Elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout... Et, depuis que ce rideau s'est levé, elle sent qu'elle s'éloigne à une vitesse vertigineuse de sa soeur Ismène, qui bavarde et rit avec un jeune homme, de nous tous, qui sommes là bien tranquilles à la regarder, de nous qui n'avons pas à mourir ce soir.
Le jeune homme avec qui parle la blonde, la belle, l'heureuse Ismène, c'est Hémon, le fils de Créon. Il est le fiancé d'Antigone. Tout le portait vers Ismène : son goût de la danse et des jeux, son goût du bonheur et de la réussite, sa sensualité aussi, car Ismène est bien plus belle qu'Antigone, et puis un soir, un soir de bal où il n'avait dansé qu'avec Ismène, un soir où Ismène avait été éblouissante dans sa nouvelle robe, il a été trouver Antigone qui rêvait dans un coin, comme en ce moment, ses bras entourant ses genoux, et il lui a demandé d'être sa femme. Personne n'a jamais compris pourquoi. Antigone a levé sans étonnement ses yeux graves sur lui et elle lui a dit «oui» avec un petit sourire triste... L'orchestre attaquait une nouvelle danse, Ismène riait aux éclats, là-bas, au milieu des autres garçons, et voilà, maintenant, lui, il allait être le mari d'Antigone. Il ne savait pas qu'il ne devait jamais exister de mari d'Antigone sur cette terre et que ce titre princier lui donnait seulement le droit de mourir.
Cet homme robuste, aux cheveux blancs, qui médite là, près de son page, c'est Créon. C'est le roi. Il a des rides, il est fatigué. Il joue au jeu difficile de conduire les hommes. Avant, du temps d'Œdipe, quand il n'était que le premier personnage de la cour, il aimait la musique, les belles reliures, les longues flâneries chez les petits antiquaires de Thèbes. Mais Œdipe et ses fils sont morts. Il a laissé ses livres, ses objets, il a retroussé ses manches et il a pris leur place.



Le mot de l'auteur
L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par coeur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.


Mon avis
J'ai dû en lire des pièces de théâtre et des tragédies dans le cadre de mes études littéraires. Jamais je n'ai su les apprécier. Jusqu'au jour où j'ai découvert Antigone de Jean ANOUILH, qui était sur la liste de mon bac de français.

Et là, ce fut une révélation, j'ai enfin apprécié les deux genres, le théâtre et la tragédie. Peut-être est-ce dû au fait que cette tragédie antique ait été réécrite ici par un auteur contemporain ? Je n'en sais absolument rien mais toujours est-il que je ne me lasse pas de lire et relire régulièrement cette pièce depuis maintenant 30 ans.

C'est triste... C'est triste mais c'est beau. On a beau savoir dès le départ que ça va mal finir (ce qui est le propre de la tragédie), il n'en reste pas moins que l'intrigue nous tient en haleine jusqu'au bout, exactement comme si on ne connaissait pas la fin. Pourtant, on la connaît parfaitement, elle est même clairement exprimée dès les premières lignes du livre. 

Mais bon, on ne peut pas s'y résoudre. On ne peut que ce dire que ce n'est pas possible, qu'il va y avoir un rebondissement, que les choses vont s'arranger. 

En clair, on espère... et on espère jusqu'au bout !


Ma note
★ Super ! Une lecture que je l'ai autant appréciée à 17 ans qu'aujourd'hui, à 47...




Cette lecture a participé aux challenges
2015 Reading Challenge (un livre adapté au cinéma) - Petits plaisirs (128 pages)

jeudi 8 octobre 2015

La princesse des glaces - Camilla LÄCKBERG

Auteur : Camilla LÄCKBERG
Titre VF : La princesse des glaces
Edition française originale : Actes Sud - 2008

Titre VO : Isprinsessan
Traduction : Lena GRUMBACH et Marc de GOUVENAIN
Edition originale : Bokförlaget Forum - 2004

Genre : roman policier

Grand prix de la Littérature policière 2008
Prix du Polar international 2008

Edition lue : Babel Noir - 04.05.2012
Nbre de pages : 512 pages
ISBN : 9782330006563
Prix : 9,50 €
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Quatrième de couverture
Erica Falck, trentenaire installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise où elle écrit des biographies, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance dans une baignoire d'eau gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête, Erica est vite convaincue qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point - et sur beaucoup d'autres -, l'inspecteur Hedström, amoureux transi, la rejoint.
Stimulée par cette flamme naissante, Erica se lance à la conquête de la vérité et met au jour, dans la petite société provinciale qu'elle croyait bien connaître, des secrets détestables. Bientôt, on retrouve le corps d'un peintre clochard - encore une mise en scène de suicide...
La princesse des glaces signe l'entrée spectaculaire sur la scène du polar international d'Erica Falck, enquêtrice au foyer dont les aventures mêlent le frisson du suspense à l'humour et l'émotion de la comédie de moeurs. Ce premier opus très remarqué a reçu le grand prix de la Littérature policière 2008 et le prix du Polar international 2008.


Le début du roman...
La maison était abandonnée et vide. Le froid pénétrait le moindre recoin. Une fine pellicule de glace s'était formée dans la baignoire. La peau de la femme avait commencé à prendre une teinte légèrement bleutée.
C'est vrai, elle ressemblait à une princesse, là dans la baignoire. Une princesse des glaces.
Le sol sur lequel il était assis était glacial, mais le froid lui importait peu. Il tendit la main et la toucha.
Le sang sur les poignets s'était coagulé depuis longtemps.
Jamais son amour pour elle n'avait été plus fort. Il caressa son bras, comme s'il caressait l'âme qui désormais avait déserté le corps.
Il ne se retourna pas en partant. Il ne s'agissait pas d'un adieu, mais d'un au revoir.


Mon avis
Un scénario très bien ficelé, une intrigue que l'auteur nous dévoile au compte-gouttes, le suspense est prenant. J'avais vraiment du mal à interrompre ma lecture...
Des personnages hyper attachants et décrits avec un grand soin.
Une belle part de romance qui vient alléger l'ambiance lourde du crime.
Une critique sociale de la petite bourgeoisie provinciale suédoise d'une extrême justesse.
Une très belle plume, agréable, facile à lire et teintée d'humour.
Bref, j'ai adoré ! Ce fut une révélation mais surtout une très agréable surprise car ce livre était dans ma PAL depuis presque 3 ans, et j'avais peur de le lire, pensant qu'il s'agissait d'un thriller à la Stephen King. Pourquoi est-ce que j'avais une idée pareille en tête, alors là, je n'en sais absolument rien !
Maintenant, j'ai vraiment hâte de découvrir la suite des aventures du couple Erica Falck et Patrik Hedström...


Ma note
Il s'agit bien évidemment d'un coup de ♥ ♥  ! 


Cette lecture a participé aux challenges
ABC 2015 (lettre L) - Autour du monde (Suède) - Pavés 2015 (512 pages) -
Tour du monde (512 km) - 2015 Reading Challenge (un livre qui me fait peur)

mardi 6 octobre 2015

Top Ten Tuesday #3


Toujours sur le même principe que j'avais expliqué lors de ma 1ère participation, ICI, voici aujourd'hui ma 3ème participation à ce rendez-vous hebdomadaire.

Le thème de la semaine : Les séries que j'ai commencées mais pas terminées

Et là, comme la semaine dernière, gros stress parce que comme ça, à froid, j'ai l'impression de n'avoir lu qu'une seule série, celle qui est d'ailleurs une série que je lis et relis avec toujours autant de bonheur (et que, par chance, je n'ai pas encore lue entière). Mais finalement, à bien y réfléchir, je devrais quand même réussir à m'en sortir même si je n'arrive pas à en trouver 10... Allez hop, c'est parti !


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1. Le bicyclette bleue  de Régine DEFORGES
J'adore cette saga, que j'ai dû lire à peu près 10 fois, mais jamais plus loin que le tome 4 ! Déjà parce que je les ai commencés à leur sortie donc je devais me contenter de ce qui était sur le marché mais depuis, parce qu'à chaque fois, je suis distraite dans mon avancée par d'autres livres qui viennent me faire de l'oeil ! Mais la saga complète fait partie de mes bonnes résolutions de lecture pour 2016... Affaire à suivre donc.


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2. Souvenirs d'enfance  de Marcel PAGNOL
A ce jour, je n'ai lu que les 2 premiers tomes, les plus connus, La gloire de mon père et Le château de ma mère et pour cause, lorsque je les ai lus, peu après en avoir vu les adaptations au cinéma, je ne savais même pas que cette série comportait 4 tomes ! J'avais beaucoup aimé donc une série à relire un jour en entier.


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3. Harry Potter  de J.K. ROWLING
Alors là, je triche carrément car j'ai lu la saga entière en décembre dernier... Mais étant donné qu'il existe 3 hors-séries que j'aimerais lire, je me suis dis que... ça pourrait passer.


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4. Erika Falck et Patrick Heldström  de Camilla LÄCKBERG
Alors là, sur le fil du rasoir, puisque je n'ai commencé le premier tome que vendredi dernier. Les deux premiers tomes sont dans ma PAL depuis presque 2 ans mais c'est ce Top Ten qui m'a un peu poussée à débuter la série, juste pour avoir un peu de substance pour mon article !


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5. Journal d'un dégonflé  de Jeff KINNEY
Une série commencée par répondre à un challenge dans lequel je devais lire un roman graphique, je n'ai pas aimé du tout, donc je me suis contentée d'un seul tome !


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6. Un drôle de père  de Yumi UNITA
Cette série manga a également été commencée pour un challenge de lecture. Par contre, j'avais plutôt appréciée le premier tome lu, je pense donc qu'il est fort possible que je lise la suite un jour...


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7. L'accro du shopping de Sophie KINSELLA
J'ai lu le premier tome il y a quelques temps déjà et j'avais apprécié... Il est donc prévu que je lise la suite des aventures de Becky


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8. Les aventures de Tintin  de HERGÉ
J'ai quasiment lu tous les albums des aventures du reporter mais il y m'en deux à découvrir : le premier et le dernier...


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9. Maigret de Georges SIMENON
Je pense avoir lu entre 30 et 50 romans des enquêtes du commissaire Jules Maigret mais j'en ai encore quelques uns en réserve.


10. Cinquante nuances  d'E.L. JAMES
Je les ai mis la semaine dernière dans les trilogies mais vu qu'il est sorti un 4ème tome en début d'année...