vendredi 16 octobre 2015

Samedi, jour de pourceaux - Pierre-Marie BLANCHENET

Auteur : Pierre-Marie BLANCHENET
Titre : Samedi, jour de pourceaux
Édition originale : Éditions Persée - 2014

Genre : récit / nouvelles / mémoires

Édition lue : Éditions Persée - 20.10.2014
Nbre de pages : 200 pages
ISBN : 9782823108569
Prix : 19,80 €
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Quatrième de couverture
Le doux regard que nous échangeâmes, et le sourire que je vis sur son visage, me laissèrent augurer que la journée allait être belle.

Nous partîmes par les chemins de traverse, marchant à travers champs, nous tenant par la main et nous disant ingénument de ces choses incongrues que se disent les amoureux. C'était l'époque où la nature révélait ses charmes. La canne à sucre était en fleurs et les champs immenses comme couverts d'une brume rosée, d'où s'échappaient, emportés par la brise légère, des petits flocons qui se répandaient dans les plaines d'alentour. Des îlots de fleurs avaient poussé le long de la sente où nous marchions, et nous voyions des cortèges de monarques, s'en allant de leur vol léger, parader au-dessus de ces énormes bouquets. Par moments, la jeune fille, s'arrêtait, cueillait une fleur, en humait le parfum avant de me dire "Comme cela sent bon, mon Piquant !".


Extrait
Saint Just était un pourceau, un monstre de près de deux cents kilos qui vivait dans la petite porcherie que mon père avait construite dans la cour de notre maison. [...]
C'était un être unique. Il avait la démarche sinueuse des monstres préhistoriques, dégageait la force d'un gros sanglier, tout en ayant la douceur d'un animal de compagnie. Quand j'allais impromptu devant son compartiment et qu'il avait senti ma présence, il poussait son grognement rauque, se levait de son lit de paille et marchait d'un pas lent et sûr jusqu'à moi. Je lui caressais le museau, geste qu'il affectionnait depuis le premier jour.


Mon avis
Une histoire originale puisqu'elle tourne essentiellement autour d'un cochon ! L'auteur nous conte ici les aventures et mésaventures de l'animal ou du narrateur, mais toujours en rapport avec le pourceau.
L'oeuvre est construite de telle manière qu'elle apparaît comme un recueil de nouvelles, chacune représentée par un chapitre. En ce sens, la lecture est très agréable puisque cette construction nous permet de nous arrêter facilement à la fin d'un chapitre. Mais l'inconvénient est qu'elle manque vraiment de suspense, chaque histoire semblant close avec le chapitre qui lui est dédié. Mais c'est le propre du recueil de nouvelles et celui-ci a l'avantage d'avoir un fil conducteur bien établi.

Il est un point important qui m'a énormément dérangée dans cette lecture, celui du vocabulaire employé, réellement compliqué pour moi, de sorte que j'ai été contrainte de sortir mon dictionnaire à de nombreuses reprises. Cependant, ce que j'ai tout d'abord pris pour un style "snobinard" n'est en réalité que la façon de s'exprimer aux Antilles, région dont est originaire l'auteur. Les termes inusités chez nous font là-bas partie du langage courant.
Il n'en reste pas moins que, concernant les dialogues entre le narrateur et son petit frère, antillais ou non, il me semble impensable que des enfants s'expriment de la façon dont l'auteur retranscrit leurs conversations, ce qui les rend d'ailleurs presque surréalistes. Certes, le style est soigné, mais sans doute beaucoup trop. Il m'aurait paru plus judicieux d'employer ici un langage parlé.


Ma note
Ce fut donc pour moi une lecture moyenne : quoiqu'il soit tout à fait justifié, le vocabulaire employé m'a réellement dérangée... Et c'est bien dommage car le récit est plutôt original. Je ne doute donc pas que des lecteurs habitués à ce parler prennent un réel plaisir à cette lecture. Pour ma part, je pense être passée à côté... Je lui attribue donc un ☆.


Cette lecture a participé aux challenges
ABC 2015-2016 (lettre B) - Tour du monde (200 km) -
Petits plaisirs (200 pages) - 2015 Reading Challenge (des mémoires)

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